L’enfant est-il un être agressif ou empathique ?

19/01/2023

Voix d'experts - L'enfant est-il un être agressif ou empathique ?

M. Manard


Certains courants psychologiques pensent que l'enfant est un être agressif et motivé par des pulsions que le parent est responsable de contrôler. D'autres pensent que l'enfant est au contraire naturellement empathique, capable de développer rapidement des compétences dites pro sociales*. Que nous dit la recherche scientifique à ce propos ?

* Les comportements pro sociaux sont les comportements volontaires qui vont être mis en place dans le but d'offrir un bénéfice à une autre personne. Ces comportements, tels que l'aide ou la coopération simple apparaitraient dans le courant de la deuxième année [1], avant de se complexifier plus tard, avec l'apparition des comportements de partage par exemple [2].



Qu'est-ce que l'empathie ?

Selon le Larousse, il s'agit de la « faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent. »

Une partie de la réponse à la question de base semble se situer déjà dans la définition même du concept... Mais poussons l'exploration un peu plus loin.

Scientifiquement, l'empathie peut être définie comme la capacité à voir le monde tel que l'autre le perçoit. C'est un phénomène multidimensionnel, impliquant des composants affectifs, cognitifs, comportementaux et moraux [4]. Deux styles d'empathie ont été décrits :

  • L'empathie affective qui concerne les sensations liées à l'émotion de l'Autre
  • L'empathie cognitive qui concerne la capacité à identifier et comprendre les émotions de l'Autre.


Les personnes empathiques auraient tendance à identifier et comprendre les sentiments, les motivations, les objectifs des autres personnes. Elles ont tendance à être curieuses de découvrir les inconnus, se soulèvent contre l'injustice ou incitent le changement social, motivant des actions de groupe. Elles seraient également plus à l'écoute, ouvertes et dotées d'une plus grande imagination à propos de leurs ambitions [3, cité dans 4]. Ainsi, l'empathie va nécessiter de pouvoir identifier un signal de détresse ou un besoin afin de motiver la production d'un comportement pro social dans le but de soulager autrui. Cette aptitude semble d'ailleurs apparaitre de façon précoce [5].


L'empathie serait observable au sein de réseaux cérébraux [6] et reposerait notamment sur une base génétique [7] (voir ci-dessous pour plus de détails). Cependant, la culture va influencer l'expression de l'empathie [8] et celle-ci semble pouvoir être modifiée au cours de la vie [9]. En effet, le développement de l'empathie semble être lié à l'égo-résilience (la manière dont les émotions et les comportements sont régulés sous stress) et l'expression d'encouragements par la mère. En général, les garçons montrent des niveaux d'empathie plus faibles que les filles à l'âge de 24 mois mais présentent une plus grande augmentation avec l'âge (réévalué à 4,5 ans). Ainsi, les techniques éducatives et les caractéristiques des enfants seraient des facteurs significatifs dans le développement de l'empathie et pourraient contribuer au développement de comportements pro sociaux avec les pairs [10]. De plus, l'attachement semble également pouvoir influencer les capacités d'empathie, les enfants et adolescents ayant un attachement hautement sécure montrant plus d'empathie que ceux ayant un niveau plus faible d'attachement sécure [11]. De plus, cet attachement sécure semble pouvoir être favorisé par l'empathie pour les émotions de l'enfant et la réflexion dans le but de comprendre son comportement [12]. Ainsi, une sécurité précoce permettrait de favoriser la réceptivité et la coopération de l'enfant avec les parents, ainsi que sa bonne socialisation [13-15]. Dans cet ordre d'idées, les pratiques parentales semblent donc influencer, de façon non négligeable, le développement des comportements pro sociaux et l'empathie/sympathie des enfants. Plusieurs études corroborent cette idée. En effet, la chaleur parentale (soutien, affection, interactions réactives aux besoins de l'enfant...) va favoriser la coopération et les interactions parent-enfant positives, aidant ainsi le développement de comportements pro sociaux [16-17] et de la sympathie [18]. De même, la sensibilité et la réactivité parentale a été associée au bon développement de l'empathie et du comportement pro social [19-21]. Par exemple, la synchronie entre la mère et l'enfant pendant sa première année permet de prédire l'empathie à l'adolescence [22].


Un autre point fondamental est l'apprentissage des émotions, leur expression et leur régulation. Cette capacité de compréhension émotionnelle et d'empathie semble avoir des effets sur les capacités académiques, favorisant le succès scolaire [23], les compétences sociales [24] et la régulation du comportement [25].


Ainsi, les parents permettant à l'enfant d'exprimer ses émotions, qui les valident, et l'aide à les réguler de façon constructive, vont favoriser le développement de stratégies adéquates chez l'enfant pour exprimer et réguler ses émotions [26]. Par exemple, les enfants encouragés à exprimer leurs émotions à l'âge de 18 mois montraient plus d'empathie à l'âge de 2 ans [10]. Ceux pour lesquels les parents se montraient compréhensifs de leurs émotions étaient également plus empathiques [20], et les parents utilisant des méthodes de résolution de problème pour tenter d'améliorer la détresse de leur enfant permettaient le développement des capacités de sympathie et les comportements pro sociaux [27-28]. Enfin, les enfants dont les parents parlent des émotions et encouragent la réflexion à propos des émotions montraient plus de comportements d'aide, de partage et de sympathie [29-31].


Une autre façon d'éduquer l'enfant aux émotions est de lui permettre d'observer ses parents dans la gestion de leurs propres émotions et dans leur façon de réagir aux émotions des autres (32-33]. Dans cet ordre d'idées, une étude a évalué les réponses empathiques des enfants, entre 4 et 6 ans, face à la détresse émotionnelle de leur mère [34]. Les enfants étaient exposés à leur mère simulant une conversation téléphonique provoquant des émotions désagréables. Les enfants présentant une variabilité élevée du rythme cardiaque, signe physiologique de sympathie, et ceux présentant une faible variabilité, signe de détresse personnelle, manifestaient un plus grand degré d'empathie et une meilleure compréhension émotionnelle. Au contraire, les enfants avec une variabilité modérée du rythme cardiaque, présentant une expression faciale moins affectée émotionnellement, montraient l'implication empathique la plus faible [34].


De façon intéressante, les chercheurs se sont intéressés aux techniques de réévaluation cognitive et leur potentiel impact sur le comportement agressif des enfants [35]. Les capacités de réévaluation sont définies comme la capacité à s'informer afin d'affiner ses ressentis et ré-envisager la situation, généralement dans le but de réguler une émotion, d'améliorer l'estime de soi ou de maintenir une image sociale satisfaisante [36]. Ces capacités de réévaluation vont permettre d'amener une nouvelle vision sur une situation pour laquelle une première réaction a été enclenchée, avec une activation émotionnelle moins intense et une meilleure autorégulation [37].


Chez l'enfant, l'agression est vue comme un phénomène à la fois émotionnel et cognitif [35]. Les enfants ayant des comportements agressifs auraient une perception biaisée de l'information sociale [38]. Ceux-ci attribueraient une intention hostile aux autres, choisiraient un comportement dans un répertoire limité de réponses disponibles, évalueraient les comportements agressifs comme quelque chose de positif et choisiraient une action agressive en réponse [38]. A cela devrait s'ajouter les aspects de traitement de l'information émotionnelle, permettant de motiver, communiquer et réguler les processus cognitifs [39]. Ainsi, les capacités de régulation émotionnelle, le tempérament et l'humeur pourraient affecter le traitement de l'information, amenant des comportements agressifs ou l'interruption des relations sociales [40-42]. Entrainer les capacités de réévaluation pourrait donc être une intervention efficace pour réduire les comportements agressifs. L'agressivité déclenchée en réaction à une situation sociale hostile est naturelle, par contre la réponse secondaire peut être modulée grâce aux capacités de réévaluation. L'entrainement peut alors permettre d'amener une modulation lors de la situation initiale par la suite. En effet, les résultats de cette étude [35] suggèrent qu'une intervention visant à améliorer les capacités de réévaluation chez des enfants de 9 à 13 ans permettait de diminuer les comportements agressifs, la colère, l'anxiété, les difficultés sociales, et d'augmenter les capacités d'autorégulation [35]. Dès lors, exprimer les émotions et sentiments, nommer, donner du sens, analyser son propre comportement agressif aiderait donc les enfants à se réguler. Les préparer aux situations sociales compliquées ou pouvant déclencher une réaction agressive semble donc être une stratégie efficace [35].



Mais alors, est-ce que les enfants sont « naturellement » agressifs ou non ?

La littérature scientifique définit l'agressivité comme un « comportement perturbateur avec une intention de blesser physiquement ou psychologiquement les autres » [43]. Trois styles de comportements agressifs ont été décrits : l'agressivité physique, verbale, et relationnelle [44]. L'agressivité va engendrer de nombreux effets néfastes, notamment au niveau cognitif, avec des difficultés attentionnelles, une performance académique moindre, et va provoquer des émotions négatives [45-47].


Au cours de la recherche de littérature effectuée pour cet article, je n'ai trouvé aucun article scientifique récent affirmant une nature agressive chez l'enfant. L'agressivité sera abordée sous le spectre de troubles développementaux ou de difficultés qui surviennent suite à des évènements de vie, mais pas en tant que trait constituant universel et inné. Au contraire, les articles suggèrent que l'agressivité chez l'enfant serait liée à des facteurs de risque tels qu'un faible niveau d'éducation maternelle, une grossesse à l'adolescence, l'exposition au tabac et/ou à l'alcool in utero, la précarité, les techniques éducatives coercitives, la maltraitance dans l'enfance et la victimisation de la personne qui intimide [48]. Par ailleurs, les expériences précoces vécues par l'enfant semblent avoir un effet non négligeable sur le développement de comportements agressifs [49]. Dans cette étude [49], les auteurs observent que chez des enfants de 4 ans et demi environ, une plus grande agressivité était observée lorsque les mères étaient réfractaires aux attitudes éducatives dites positives et que cette relation était modulée par la régulation psychophysiologique de l'enfant (dans ce cas, la régulation parasympathique). De même, une autre étude observe que des techniques éducatives fondées sur la chaleur, le raisonnement et un plus grand soutien social étaient liées à un taux plus faible d'agressivité chez des enfants entre 4 et 6 ans [50].


D'un point de vue éducatif, les techniques parentales sévères vont favoriser l'acceptation de la violence et de l'agressivité par l'enfant, entrainer une augmentation de l'attribution d'intentions agressives aux autres, et favoriser la pensée que la revanche ou les comportements agressifs sont acceptables d'un point de vue social. Ainsi, ces enfants favoriseront une approche plus agressive pour résoudre des problèmes plutôt que de privilégier une réaction plus rationnelle et pacifique [51]. Selon la théorie de l'apprentissage social, les attitudes sévères des parents vont se transmettre par observation et imitation dès le plus jeune âge. Ainsi, les enfants exposés à un style parental de type sévère auraient une tendance à être moins empathique, plus manipulateurs, et à développer des attitudes négatives envers les autres et eux-mêmes [51].


Par contre, l'empathie serait au contraire une qualité innée, qui serait ajustable, modifiable par les interventions éducatives, notamment chez les adultes [52-53]. Ce trait aurait une expression variable selon les individus et pourrait présenter des changements dans le temps [4]. De plus, l'empathie et la stabilité émotionnelle semblent pouvoir moduler les comportements agressifs ou pro sociaux. En effet, une étude réalisée chez des adolescents de 15 à 18 ans, observe que l'empathie et la stabilité émotionnelle vont moduler le comportement social chez des adolescents dont l'offensivité est basse (jeunes tout-venant). Par contre, chez les adolescents plus offensifs (jeunes placés en centre de détention), l'empathie et la stabilité émotionnelle diminuent le comportement agressif et augmentent les comportements pro sociaux [54].


Un exemple de cette influence sur les capacités d'empathie des enfants et l'impact des interactions parentales est observé dans une autre étude sur des enfants de 4 ans [55]. Le simple fait de parler d'anciens évènements douloureux d'une façon ou d'une autre peut influencer l'empathie de l'enfant. Plus précisément, si le parent utilise un langage neutre pour parler à l'enfant d'un évènement douloureux vécu dans le passé (ex : qu'as-tu ressenti ?), l'enfant montrera plus d'empathie pour la douleur d'autres personnes [55]. De plus, les styles et comportements parentaux semblent également influencer le développement de l'empathie. La chaleur maternelle a été reliée à une empathie plus élevée chez les enfants ne montrant pas un tempérament trop inhibé. En effet, un tempérament caractérisé par une inhibition importante a été associé au développement ultérieur de difficultés sociales, comprenant un trouble anxieux et des difficultés d'expression de l'empathie. Par ailleurs, chez ces enfants avec un haut niveau d'inhibition, le raisonnement maternel a été associé à des niveaux d'empathie plus faibles. Globalement, les résultats de cette étude suggèrent donc que l'évolution adéquate de l'enfant dépend d'une bonne adéquation entre les comportements parentaux et le tempérament de l'enfant [56].


Les techniques de discipline dites inductives* seraient donc associées à la limitation de l'apparition de problèmes comportementaux et favoriser le développement de compétences pro sociales et de l'empathie, contrairement aux disciplines autoritaires [57-58].

*Méthode inductive: rappel des règles et des limites par le raisonnement afin d'induire la compréhension de l'enfant à propos des comportements socialement acceptables et des conséquences potentiellement délétères sur les autres.


En parallèle, les traits psychologiques de la mère semblent également influencer le développement socio-émotionnel et notamment l'empathie. En effet, une moindre timidité maternelle était associée à plus d'empathie chez les garçons de six ans [59]. De plus, la tendance à attribuer une intention hostile aux autres ayant un comportement ambigu en situation sociale entrainant un effet néfaste, peut influencer l'agressivité de l'enfant [60]. De plus, cette tendance à attribuer des intentions hostiles aux autres, alimentant l'agressivité, semble influencée par les expériences dans l'enfance, telles que les techniques parentales sévères ainsi que le rejet par les pairs, d'autant plus si ces enfants présentent des vulnérabilités telles que des difficultés en termes de fonctions exécutives (capacités cognitives de haut niveau permettant d'organiser le comportement) ou de tempérament [60].



Et la conscience ? Jimminy cricket es-tu là ?

Un point intéressant à aborder concerne la conscience de l'enfant, définie comme un « système inné de guidage, responsable de l'émergence graduelle et du maintien de l'autorégulation » [61]. Cette conscience comprend les émotions dites « morales », dont la culpabilité et l'inconfort faisant suite à des transgressions, ainsi que les comportements « moraux », notamment ceux respectant les règles.


Le développement de la culpabilité serait au moins en partie influencé par la socialisation familiale. Contrairement aux théories proposées par Freud, suggérant que le développement des sentiments de culpabilité serait favorisé par la punition et le pouvoir parental, les données disponibles semblent proposer une autre réalité. En effet, les stratégies parentales utilisant l'affirmation du pouvoir seraient délétères au développement du sentiment de culpabilité. Contrairement aux techniques parentales chaleureuses, ces stratégies « de pouvoir » entraineraient plutôt une tendance à favoriser un système d'attributions externes pour expliquer ses transgressions et donc une minimisation de sa propre culpabilité, via le développement de ressentiment et de colère envers le parent. Le même type de conclusion est apporté par les études réalisées sur les conduites morales, les enfants ayant des conduites morales moins matures lorsque les mères utilisaient des techniques parentales plus assertives [61].


Par ailleurs, cet engagement moral semble avoir des effets à long terme sur le comportement agressif. Une étude a permis d'observer qu'un désengagement moral est associé à la propension aux comportements agressifs et ce, d'autant plus en grandissant chez des enfants entre 8 et 18 ans [62]. Une revue de littérature a recensé des études évaluant le lien entre trois comportements sociaux et le degré d'empathie chez des enfants et des adolescents. De façon intéressante, plus les jeunes faisaient preuve d'intimidation, plus les niveaux d'empathie cognitive et surtout affective étaient bas. Plus ceux-ci avaient tendance à se victimiser, plus l'empathie cognitive diminuait mais l'empathie affective n'était pas influencée. Enfin, les enfants et jeunes ayant tendance à adopter des comportements de défenseurs montraient de plus hauts taux d'empathie [63].



Sentiment de culpabilité, domination et autres concepts associés. Quel impact du style éducatif, de la parentalité ?

De façon intéressante, les enfants, même très jeunes, sont capables de distinguer les leaders (personnes écoutées sur base du respect qui leur est porté via un pouvoir ou une autorité légitime) et les personnes respectées sur base de la peur qu'elles inspirent (les intimidants). Dans cette étude, des enfants de 21 mois distinguaient les deux types d'autorité, mais en plus avaient des attentes différentes sur les demandes des deux personnages. En bref, les enfants ont été soumis à des scènes dans lesquelles un individu recevait un ordre soit de la part d'un « leader », soit d'un « intimidant ». Lorsque la figure d'autorité était de type leader, les enfants s'attendaient à une meilleure obéissance, notamment en cas d'absence de la figure d'autorité, que lorsque la figure d'autorité était la personne intimidante. Au contraire, dans le cas d'un ordre donné par la figure intimidante, les enfants percevaient les options d'obéissance et de désobéissance comme deux choix possibles. Les auteurs de l'étude interprètent ce résultat comme une attente des enfants à ce que l'individu obéisse à la figure intimidante lorsqu'elle reste présente dans la scène par peur des représailles. Par contre, lorsque la figure quitte la scène, son pouvoir diminue, faisant que les enfants s'attendent à plus de désobéissance [64]. Cette étude suggère donc que l'obéissance des enfants pourrait dépendre de la méthode avec laquelle les demandes sont formulées et plus généralement du style éducatif dans lequel ils évoluent.


En parallèle, une étude s'intéressant à la manière la plus efficace d'obtenir l'obéissance des enfants conclu que le time-out (ou mise à l'écart), le fait d'ignorer l'enfant ou la réprimande verbale permettait d'obtenir une obéissance plus rapide [65]. Cependant, cette étude nuance les résultats, d'une part par les limitations inhérentes à leur méthodologie, et d'autre part sur le fait que les résultats concernent uniquement des effets à court-terme. Concernant cette efficacité apparente, les auteurs font un parallèle intéressant avec la punition physique, permettant d'obtenir des résultats d'obéissance immédiats très « efficaces » mais non pérennes et pouvant amener à des troubles du comportement par la suite [66-67]. Enfin, les chercheurs s'interrogent sur le bien-fondé d'obtenir une simple obéissance sur base coercitive. En effet, certaines études observent des effets néfastes du time-out ou du fait d'ignorer l'enfant en termes de perturbations sociales, et du fait que d'être exclu d'une relation souhaitée puisse avoir les mêmes effets qu'une douleur physique [68]. Ainsi, les auteurs insistent sur le fait qu'ils ne déterminent pas le bien-fondé de la technique. Ils observent juste un résultat suivant un comportement parental, sans pour autant conseiller son utilisation.


Par ailleurs, une autre étude a évalué l'impact du sentiment de culpabilité lié à la réparation ou à la punition sur le comportement pro social et agressif ainsi que sur la popularité de l'enfant entre 9 et 11 ans [69]. De façon intéressante, le sentiment de culpabilité lié au besoin de réparation prédit une diminution du comportement agressif et une augmentation du comportement pro social. Au contraire, le sentiment de culpabilité lié à la punition aura l'effet inverse, avec une augmentation des comportements agressifs et une diminution des comportements pro sociaux. Ces sentiments de culpabilité se développent dès l'âge de 2-3 ans, motivant le comportement de réparation [70]. De plus, vers l'âge de 4-5 ans, les manifestations de culpabilité permettent d'apaiser et de favoriser des comportements coopératifs [70]. Au niveau éducatif, l'utilisation d'une discipline autoritaire serait liée à de moindres sentiments de culpabilité. Cependant, ces sentiments de culpabilité ont été liés à des violations de règles moins fréquentes à l'âge de 56 mois [71].



Empathie : le cerveau et les gènes

En termes structurels, l'empathie serait liée à la structure cérébrale chez des enfants de 10 ans. Dans cette étude, les scores d'empathie (cognitive et affective) étaient liés à l'épaisseur du cortex au niveau du gyrus précentral droit [72]. Une autre étude observe une association de l'empathie affective avec la densité de matière grise au niveau du cortex insulaire (*A) [73] alors que l'empathie cognitive serait associée à la densité de matière grise de certaines régions préfrontales [74]. Une autre étude observe également un lien entre l'empathie affective et le volume de matière grise au niveau du précunéus (*B), du gyrus frontal inférieur et du cortex cingulaire antérieur (*C) [75]. L'empathie affective auto-orientée (détresse personnelle) semble associée au volume des régions insulaires et des régions somatosensorielles. Enfin, l'empathie cognitive semble associée au volume du cortex cingulaire antérieur [75]. Par ailleurs, les personnes montrant les plus hauts niveaux d'empathie montraient une relation plus importante de structure entre les régions insulaires et les régions frontales (*D) et limbiques (*E) [76].

  • (*A) L'insula, aussi appelé cortex insulaire, est associé aux processus de douleurs et aux émotions de colère, peur, dégoût, joie et tristesse. Cette partie du cerveau permettrait l'intégration de l'information sensorielle, la mettant à disposition pour le traitement cognitif et émotionnel.
  • (*B) Le précunéus est une région associée au sentiment d'être soi, d'être un acteur dans une situation donnée.
  • (*C) Le cortex cingulaire antérieur aurait un rôle dans la conversion des sentiments en intentions et actions, dans le contrôle cognitif et émotionnel, la reconnaissance de ses erreurs, la favorisation de réponses adaptatives, ...
  • (*D) Les régions frontales regroupent des régions responsables de nombreuses fonctions cognitives de haut niveau permettant entre autres d'organiser et de réguler le comportement.
  • (*E) Les régions limbiques comprennent des régions impliquées dans les émotions, la mémoire et la production de comportements.


En plus de la structure du cerveau, l'empathie semble observable au sein de l'activité cérébrale. Par exemple, un réseau semble identifié entre l'insula et le cortex cingulaire dans le cadre de l'empathie pour la douleur [6]. Une étude d'imagerie fonctionnelle observe des résultats intéressants, synthétisant en quelques sortes les résultats obtenus dans les études structurelles. Dans cette étude, l'empathie était associée à l'activité cérébrale observée dans le cortex somatosensoriel, le sillon intrapariétal et le cortex prémoteur lorsque les participants devaient imiter des expressions faciales émotionnelles. L'exactitude de ces imitations était en revanche associée à l'activité au sein de l'insula et des aires motrices [77]. Globalement, le cortex cingulaire, l'aire motrice supplémentaire et l'insula semblent être le réseau central de l'empathie [78]. Chez les enfants entre 7 et 12 ans, une étude a observé une activité cérébrale similaire à celle observée chez les adultes [79] lorsque les participants étaient en situation empathique pour des phénomènes douloureux. De façon intéressante, lorsque ces enfants observaient une personne infliger une douleur à une autre, des régions associées à l'interaction sociale et au comportement moral étaient réquisitionnées (la jonction temporo-pariétale, le gyrus paracingulaire, les cortex orbitofrontaux, et l'amygdale) [79].


D'un point de vue électro-physiologique, une étude récente observe que des enfants entre 3.5 et 5 ans, exposés à des images de personnes ressentant de la douleur, montraient des réponses cérébrales différentes que les enfants exposés à des images neutres. Une fois la confrontation initiale passée, cette réponse cérébrale à la douleur persistait lorsque le protocole expérimental incitait à une prise de perspective empathique, alors qu'elle diminuait lorsque la condition expérimentale incitait à une élaboration cognitive autour de la situation. Ce traitement cognitif semble alors relever du contrôle cognitif et de la réévaluation ainsi que de la régulation émotionnelle [79]. Par ailleurs, d'autres études dans ce domaine ont suggéré que des activations élevées du cortex frontal droit sont associées à des niveaux plus importants de détresse personnelle [80], ainsi qu'à de plus hauts niveaux d'empathie [81].


De façon intéressante dans ce contexte, l'attitude parentale semble également influencer le déploiement de l'empathie des enfants. En effet, l'empathie des parents semble pouvoir moduler les réponses cérébrales, notamment frontales des enfants et leurs comportements de générosité [79].


Par ailleurs, les neurones miroirs*** semblent également impliqués dans les phénomènes d'empathie [6, 82-84]. En effet, il semble que l'empathie soit générée par les réseaux neuronaux impliqués dans la simulation d'un comportement à partir des informations disponibles dans l'environnement. La réponse empathique serait alors modulée par le contexte, le système motivationnel et le contrôle cognitif [6]. Par exemple, les techniques d'imagerie fonctionnelle ont permis d'observer que l'empathie pour la douleur impliquait une activité cérébrale dans des régions liées au ressenti réel de la douleur (insula et cortex cingulaire). L'activité dans ces régions a été associée à la prédiction et à la représentation des sentiments (de soi et d'autrui) et cette activité va être concomitante à d'autres réseaux impliqués dans les capacités de cognition sociale et dépendante des informations disponibles dans l'environnement [85]. Enfin, une étude a pu comparer l'activité cérébrale lors d'une tâche de visualisation et d'imitation d'expressions faciales émotionnelles [86]. Dans cette étude, des enfants autistes avec haut niveau de fonctionnement étaient comparés à des enfants contrôle (sans neuroatypie) et bien que les deux groupes d'enfants réalisaient la tâche de façon satisfaisante, aucune activité n'a pu être observée chez les enfants présentant les caractéristiques autistiques au sein des neurones miroirs dans les régions frontales inférieures. De plus, l'activité de cette région était associée à la sévérité des symptômes de déficit social (moins les symptômes étaient forts, plus la région montrait de l'activité) [86].

*** Les neurones miroirs : neurones s'activant lors de la réalisation d'actions ainsi que lors de leur observation ou si celle-ci est imaginée


Enfin, l'empathie semble également pouvoir reposer sur une base génétique. Certaines études suggèrent un effet plus important à la fin de l'enfance et de l'adolescence pour l'expression génétique de l'empathie [87-88]. Toutefois, certaines études mettent déjà des effets en évidence émergeant vers l'âge de 2 ans ainsi qu'à 3 ans et demi [89-90]. Certaines études observent par exemple un effet des gènes codant pour les récepteurs d'ocytocine sur le comportement empathique [91]. D'autre part, une étude s'est intéressée au génome complet afin de comprendre l'architecture génétique de l'empathie. Cette étude met en évidence un lien entre empathie et différents polymorphismes (des variantes génétiques) qui semblent également impliqués dans différentes pathologies ou traits psychologiques (l'anorexie nerveuse, la schizophrénie, l'autisme ou encore l'extraversion) [92].


L'influence génétique expliquerait environ 25 à 30% de la variabilité des comportements empathiques, suggérant que l'environnement va également jouer un rôle non négligeable [93]. Cet aspect environnemental concernerait donc en grande partie les techniques éducatives auxquelles les enfants sont confrontés. Les parents manifestant de la chaleur, du soutien, de la sensibilité et un bas niveau de négativité favoriseraient le développement de l'empathie chez leurs enfants [94]. Évidemment, les interactions sociales autres, telles que celles entretenues à l'école par exemple, peuvent également influencer cette caractéristique personnelle [94].



Conclusion

L'empathie, cette caractéristique si précieuse à l'être humain semble être présente de façon innée. Cependant, elle semble également se développer et s'enrichir au travers des échanges sociaux et des connexions précoces entre l'enfant et les personnes en prenant soin. A l'opposé, l'agressivité semble plutôt acquise au travers d'interactions moins chaleureuses. Le style éducatif pouvant significativement impacter le comportement empathique mais également agressif de l'enfant.


Et si on choisissait l'empathie pour la développer ?


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