Le lait maternel : Ami ou ennemi de la nuit des bébés ?

17/05/2021

Voix d'experts - Le lait maternel : Ami ou ennemi de la nuit des bébés ?

M. Manard



Je ne pense pas me tromper en affirmant que toutes les mères allaitantes de nos pays industrialisés ont entendu un jour ce genre de phrase : « cale-le avec un biberon il fera ses nuits », « il se réveille parce qu'il a faim, ton lait n'est pas assez nourrissant et/ou tu manques de lait », « les bébés nourris au lait maternel dorment moins bien » ... etc...

Combien de parents fatigués finissent par abandonner l'allaitement, avec un sevrage précipité, parfois non voulu, parce qu'avec l'épuisement ils ont fini par y croire ? Combien de parents l'envisagent au moment de lire ces lignes ?

Que dit la science par rapport à ces « vérités » urbaines ? Est-ce que les bébés allaités dorment vraiment moins bien la nuit que les bébés nourris au lait artificiel ?

Une première partie de réponse à a déjà été donnée dans le dossier thématique sur le sommeil que je vous invite à consulter ici. Les aspects plus spécifiques sur le lien entre lait artificiel et sommeil, voire le combo censé être gagnant du lait artificiel enrichi de céréales histoire de vraiment bien caler bébé se trouvent ici.

Je vais éviter de me répéter sur ce point, mais il manque encore un aspect essentiel : Les hormones !


Saviez-vous que le lait maternel, en plus des centaines d'éléments biologiques qui le compose, contient des hormones qui vont influencer votre bébé ? Qu'en est-il par rapport à son sommeil ?



Le lait maternel

Le lait humain a des bénéfices à court et long terme, tant pour l'enfant que la mère. Il contient tous les nutriments nécessaires au bon développement et à la croissance de l'enfant [1]. De plus, le lait humain contient des substances bioactives (facteurs immunologiques, microbiote et hormones) [2]. De façon intéressante, la composition du lait maternel va évoluer avec les besoins de l'enfant. Cette composition sera également différente selon les mères et les populations, pour les enfants nés à terme ou prématurés et pour les filles ou les garçons [3, 4]. En plus de ces variations générales, des changements apparaissent également en respectant un rythme circadien*.


* Rythme circadien : Rythme fonctionnel qui va s'étendre sur une durée approximative de 24h. Les rythmes circadiens vont concerner toutes les fonctions physiologiques et psychologiques variant sur cette périodicité de 24h. Ces rythmes vont favoriser la survie [1]. Ils sont produits de façon interne (horloge circadienne) et synchronisés aux contraintes externes de l'environnement, nous permettant de les anticiper (lumière, température, bruit, nourriture, exercice [5, 6].



La mélatonine :


Qu'est-ce que c'est ? Cette hormone produite par la glande pinéale va réguler en priorité le sommeil. Parallèlement, elle a aussi une action anti-inflammatoire, anti-oxydante et va influencer le système immunitaire, ou encore les aspects affectifs et psychologiques, mais ce ne sont pas les effets qui nous intéressent aujourd'hui.

La sécrétion de mélatonine va suivre un rythme circadien mais sera également influencée par des facteurs externes, dont le principal est : la lumière. En effet, la production de mélatonine va apparaitre dans la pénombre alors qu'elle sera inhibée lors de l'exposition à la lumière du jour. Plus précisément, les taux de mélatonine vont progressivement augmenter lors de la diminution de luminosité pour atteindre un pic au cours de la nuit, qui peut être trente fois plus élevé que les taux en journée, avant de diminuer pendant la seconde moitié de nuit [7]. De façon interne (ou endogène), la mélatonine commencera à être produite environ deux heures avant le coucher [8], permettant de préparer le corps au sommeil en diminuant sa température [9]. Ce rythme circadien de la mélatonine va se synchroniser à des heures de coucher régulières [10]. Dès lors, un déséquilibre entre le rythme circadien endogène et les conditions de luminosité va dérégler les périodes de production de mélatonine et entrainer des troubles du sommeil [11]. Mais ces effets hypnotiques et relaxant les muscles gastro-intestinaux, aidant l'adulte à trouver le sommeil.... Ne sont pas offerts aux enfants. Eh non, ceux-ci ne sécrètent pas de mélatonine avant au moins trois mois de vie [12] !


Quel rapport avec le lait maternel ?

En analysant des échantillons de lait à différentes étapes de maturité**, prélevés en cours de journée et de nuit, les taux de mélatonine étaient différents. En effet, quelle que soit l'étape de maturation du lait (colostrum, transition ou mature), la quantité de mélatonine observée dans le lait était plus élevée en cours de nuit [13, voir aussi 12, 14, 15). En effet, les taux de mélatonine contenus dans le lait maternel étant à peine mesurables en journée, ils commenceraient à augmenter vers 21h pour atteindre un pic vers 3 heures du matin (voir figure ; [12]).


** Évolution du lait maternel :

  • Colostrum : lait produit entre la naissance et 4 à 5 voire 7 jours post-partum
  • Lait de transition : lait produit entre le 5ème et le 10ème (voire 8 à 14ème) jour post-partum
  • Lait mature : lait produit à partir du 10ème (voire 15 à 30ème) jour postpartum





Par ailleurs, il semblerait que l'allaitement exclusif, comparé au lait artificiel, soit associé à une fréquence réduite de crises de coliques ou d'irritabilité mais aussi à des périodes plus longues de sommeil nocturne chez des bébés âgés de 2 à 4 mois. Cet effet serait lié aux taux de mélatonine retrouvés dans le lait au cours de la nuit [15, 16, 17].

Des rythmes circadiens sont observés dès la 30eme semaine de grossesse [18]. Cependant, ils ne se synchroniseront à l'environnement qu'après la naissance. Les facteurs essentiels à cette synchronisation seront : La lumière, l'alimentation et l'exposition à la mélatonine contenue dans le lait maternel [5]. La perturbation de ces facteurs peut entrainer des difficultés de développement de rythmes circadiens, influencer la survie et le fonctionnement de bébés nés prématurés et en unité de soins néonataux, avec un impact potentiel sur le bien-être à l'âge adulte [5].


Ainsi, ces études mettent en évidence deux choses intéressantes selon moi [voir aussi 12] : 

  • La première est d'encourager l'allaitement le soir dans la pénombre et en cours de nuit, pour favoriser l'endormissement de l'enfant. Par extension, dissocier l'endormissement du sein et le sevrage nocturne dans le but unique de favoriser les nuits de bébé semblent alors des techniques contre-productives d'un point de vue (chrono)biologique.
  • La seconde concerne l'expression de lait. Pour les tire-allaitantes exclusives (les mères tirant leur lait et donnant le biberon sans jamais donner le sein) ou partielles (les mères tirant leur lait pour les moments de garde par exemple), connaitre ces informations pourrait grandement optimiser le lait qu'elles expriment, en étant attentive aux moments et aux conditions de luminosité dans lesquelles elles tirent et administrent leur lait [14, 19]. En effet, la mélatonine contenue dans le lait est stable. Cela veut dire que même après congélation, lors d'une décongélation à température ambiante, les taux de mélatonine restent significativement plus élevés dans le lait exprimé la nuit et ce jusqu'à au moins 24h après décongélation [20].



Les Glucocorticoïdes :

Qu'est-ce que c'est ? Lorsque le corps et l'esprit sont soumis à du stress, le cerveau va y réagir en envoyant une réponse au corps par des signaux hormonaux à l'aide de l'axe hypothalamo-hypophyso-adrénalien (connu sous le nom de "axe HPA")***. Les glucocorticoïdes vont être libérés dans le sang en réponse au stress perçu afin de stimuler la production d'énergie (glucogenèse), supprimer les actions inflammatoires du système immunitaire, interrompre l'activité digestive et favoriser l'apparition de transpiration. Tous ces éléments permettant alors de préparer le corps à une réponse la plus adéquate possible au stress perçu afin de tenter de retrouver un équilibre.

Le cerveau est particulièrement sensible aux glucocorticoïdes [21]. Que ce soit un stress aigu (incident provoquant un stress plus intense mais ponctuel) ou chronique (exposition longue à un stress léger ou modéré), des effets néfastes pour les fonctions neurologiques pourront apparaitre, tels que des symptômes dépressifs et problèmes de mémoire notamment [22, 23]

Le cortisol est le glucocorticoïde le plus actif chez l'humain [21]. Passant facilement la barrière hémato-encéphalique****, l'exposition excessive ou prolongée du cerveau au cortisol est connue pour entrainer des effets délétères sur les capacités d'apprentissage, de mémoire, d'attention et provoquer des troubles émotionnels [24]. Ces effets sont provoqués par une altération des régions cérébrales sensibles aux glucocorticoïdes (cortex préfrontal, hippocampe et amygdale).



*** Axe hypothalamo-hypophyso-adrénalien: Également appelé axe hypothalamique-hypophysaire-surrénalien (HHS), cet axe relie le système endocrinien au système nerveux central. Par ses interactions entre l'hypothalamus, l'hypophyse et les glandes surrénales, cet axe permet de contrôler les réponses au stress par la régulation de différents processus (digestion, système immunitaire, humeur et émotions, sexualité, stockage et dépense d'énergie, ...). En cas de stress, le cortisol, son hormone principale est alors libérée pendant plusieurs heures.

**** Barrière hémato-encéphalique : Barrière protectrice qui permet d'empêcher le passage de certaines substances ou molécules de la circulation sanguine dans les cellules cérébrales.




Quel rapport avec le lait maternel ? Le lait maternel contient des glucocorticoïdes dont la concentration va varier avec le rythme d'activité de l'axe HPA de la mère et selon le moment de la journée [25]. En effet, les taux de cortisol dans le lait vont augmenter progressivement au cours de la nuit pour atteindre un pic vers 7h du matin avant de redescendre au taux initial en fin de matinée [25]. Ce rythme circadien est semblable à celui observé dans le sang de la mère [26]. Le stress et l'anxiété, entrainant alors des augmentations de cortisol dans le sang de la mère, semblent pouvoir affecter les taux de cortisol dans le lait maternel [27]. Par contre, il semblerait que les taux de glucocorticoïdes dans le lait humain n'influencent pas la composition du lait en termes de macronutriments***** [28] ni la croissance et le développement corporel des bébés [29], ou encore leur sommeil [30] au moins jusqu'à trois mois. Par contre, certaines études montrent tout de même que les taux de cortisol semblent influencer la composition du lait maternel en termes d'acides gras [31].


*****macronutriments : Ce sont les éléments de l'alimentation qui apportent les calories et donc de l'énergie à l'organisme. Les macronutriments comprennent les protéines, les lipides et les glucides.



Il est intéressant de noter que les taux de glucocorticoïdes sont moins élevés (d'environ 50%) dans le lait de mères ayant accouché prématurément [25], ce qui pourrait être important de prendre en compte lorsque du lait maternel de substitution est administré aux prématurés en services de néonatologie. Il est également intéressant de noter que la teneur en glucocorticoïdes ne semble pas varier au cours de la tétée ni d'un sein à l'autre, donc en cas d'expression du lait pour une administration indépendante du sein, les taux seront similaires que le lait soit tiré avant ou après la tétée, au sein gauche ou au droit [26].


Le lait maternel est une substance biologique extrêmement riche et adaptative selon l'évolution et les besoins de l'enfant qui le consomme (voir articles pic et gonzalez). En plus de ses bienfaits nutritionnels, affectifs et immunologiques, le lait maternel serait une forme puissante de « chrononutrition » [32].


Une chronoquoi ? C'est un mode d'alimentation qui va correspondre à l'horloge biologique des individus. Dans ce cas, cela signifie que le lait maternel va permettre de communiquer à l'enfant le moment de la journée. C'est pourquoi il semble particulièrement important lorsque du lait maternel est exprimé pour être donné dans un autre contenant que le sein, de synchroniser les moments de tirage aux moments d'administration. En effet, un déséquilibre circadien entre le moment de consommation et le moment d'expression peut perturber le développement des rythmes circadiens, pouvant entrainer des troubles de santé et de développement. Ce déséquilibre peut en outre potentiellement contribuer à des difficultés de sommeil et à diminuer l'harmonie physiologique avec la mère et l'environnement [32].



Conclusion

Le sommeil infantile est immature, et nécessite respect et protection [32]. Le lait maternel est une substance biologique extrêmement riche et complexe. Parmi ses effets sur le corps de l'enfant, on entend souvent à tort que l'allaitement va être la cause de troubles de sommeil, avec des nuits incomplètes, interrompues, difficiles, faute de qualité nutritionnelle ou de quantité suffisante. Si vous pensez que votre enfant a des difficultés de sommeil ou qu'un biberon de lait artificiel (éventuellement couplé à des céréales) sera le remède de vos nuits compliquées, je vous encourage à lire le dossier thématique disponible ici.

Comme cet article le décrit, en plus des éléments nutritionnels contenus dans le lait maternel, des composants bio-actifs vont pouvoir encourager le sommeil. Parmi ces composants facilitateurs de sommeil, le tryptophane, certains nucléotides, la vitamine B12 [33] ou encore certaines hormones, comme la mélatonine y sont sécrétées et vont permettre d'offrir des indices, des repères afin d'aider l'enfant à développer son propre rythme circadien. Ces indicateurs ne sont pas disponibles dans les formules artificielles. Dès lors, le conseil de donner un biberon de lait artificiel dans le but de favoriser les nuits apparait particulièrement inadéquat. Courage, un jour le sommeil s'améliore et les petits feront vos nuits... Allaités ou non, promis !

Enfin, il semble important de prendre ces éléments en compte lors de l'expression du lait maternel afin d'optimiser et d'éviter une perturbation biologique en administrant du lait exprimé à un moment ne correspondant pas à la période d'expression (lait tiré le matin donné le soir par exemple).

Je termine la rédaction de cet article en saluant toutes les mamans, allaitantes ou non. Chaque famille fait selon ses envies et ses besoins, le but est d'informer au mieux et que chacun puisse faire ce qui lui semble le mieux en toute connaissance de cause.



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